TCC

Timidité, anxiété et phobie sociale

La phobie sociale c’est une peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.

La phobie sociale doit être distinguée des symptômes de manque d’estime de soi qui vont pousser le jeune à donner une bonne image de lui à l’extérieur de son cadre familial, mais n’ont que peu de retentissement sur ses interactions sociales.

L’anxiété sociale apparaît progressivement à la fin de l’enfance ou à l’adolescence, cette période marque surtout la fin de l’organisation des rencontres sociales (goûters d’anniversaire, sorties…) par les parents, l’enfant doit devenir petit à petit autonome et inviter lui même ses camarades. Les conséquences de la phobie sociale deviennent surtout visibles à l’adolescence, lorsqu’il n’est plus possible de contourner les situations sociales parce que les parents ne font plus la liaison avec le reste du monde.

Le jeune souffrant d’anxiété sociale est inhibé, il évite le regard, participe peu en classe par peur de dire une bêtise, il craint de se ridiculiser aux yeux des autres. Il peut refuser les invitations ou peut avoir avoir peur de manger de devant les autres…

Ce type d’anxiété ayant un retentissement fort sur les interactions sociales du jeune peut se compliquer de véritables dépressions et de refus scolaire.

Le traitement en thérapie comportementale et cognitive consiste en une thérapie d’affirmation de soi ainsi qu’un travail sur l’estime de soi. Un travail sur l’anxiété sera également réalisé. On exposera progressivement (en imagination, en image ou in vivo) l’enfant à l’objet de sa peur.

Sources : Louis Vera, TCC enfants/adolescents, Broché
TCC, tics

Prise en charge des tics par les TCC

Depuis quelques décennies, le traitement des tics est principalement pharmacologique. Ce sont les médecins et les neurologues, spécialistes des troubles du mouvement, qui prescrivent et déterminent le dosage et la combinaison des médicaments. La pharmacothérapie s’accompagne souvent d’effets indésirables importants.

En effet, chaque personne réagit différemment à un médicament : les effets bénéfiques et secondaires d’un médicament varient selon chacun et au fil des années.

À l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament menant à la guérison du syndrome de Tourette et les tics sont rarement éliminés par un seul d’entre eux.

Une approche complémentaire à la pharmacothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), est une façon de pallier à cet inconvénient.

Source : © 2017 Institut universitaire en santé mentale de Montréal, allodocteur.fr
TCC

TCC des crises de colère

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Tout comme l’anxiété et la peur, la colère a pour fonction primaire de permettre à un individu de répondre de façon adaptée à une menace.

Quand elle devient pathologique, elle doit être suivie de près pour connaître ses causes ou ses origines. Elle devient ainsi une souffrance pour soi et pour les autres.

La TCC peut aider de nombreuses personnes notamment les enfants et adolescents qui ont du mal à gérer leurs émotions.

La prise en charge de la colère pathologique en thérapie cognitivo-comportementale porte sur quatre axes principaux : comportemental, physiologique, cognitif, et émotionnel. Le travail psychothérapeutique sur ces différents axes permettra d’identifier les mécanismes de déclenchement et de maintien du trouble.

La thérapie permet au jeune de se familiariser avec ses émotions.  Par ailleurs, le psychologue essayera d’aider l’enfant impulsif à comprendre les enjeux de son comportement et à lui apprendre  à mieux gérer sa colère.

Bien que pouvant parfois paraître complexe, les objectifs de la prise charge en TCC sont en réalité clairs et définis : réduire la fréquence et l’intensité des accès de colère, améliorer l’humeur et l’estime de soi, mettre en place des stratégies adaptées dans les relations interpersonnelles.

Pour plus de résultat et de réussite dans ce processus long, il est fortement conseillé aux parents, enseignants et éducateurs suivant l’enfant de collaborer ensemble.

TCC

Les techniques utilisées en TCC

La TCC se distingue des autres types de psychothérapies sur différents aspects. Par exemple, celle-ci se centre sur les comportements et les pensées problématiques. De plus, elle utilise des techniques précises basées sur des recherches scientifiques et empiriques qui visent à soulager les problèmes de la personne.

Les techniques utilisées dans ces thérapies interviennent à 3 niveaux : comportemental, cognitif (qui se rapporte à la connaissance) et émotionnel.

Voici quelques exemples de techniques TCC que j’utilise :

L’analyse fonctionnelle

Elle a lieu lors des premières séances. Avant de définir des objectifs thérapeutiques, il est nécessaire d’analyser en détail le ou les problèmes pour lesquels vous venez consulter. Une analyse des éléments cognitifs et émotionnels sera réalisée.  L’analyse fonctionnelle permet de repérer des éléments dysfonctionnels plus profonds, ancrés dans la personnalité.

Les techniques cognitives.

Il s’agit de techniques visant un changement au niveau des pensées. Plus précisément, le travail thérapeutique consiste à identifier et à modifier les éléments cognitifs suivants: les distorsions cognitives, les schémas cognitifs et les cognitions (ou pensées automatiques, ex : « je suis nul »)

Les techniques comportementales

Elles sont variées et personnalisables à l’infini en fonction des problématiques rencontrées. Les principales techniques rencontrées sont les suivantes:

  • Techniques expérientielles (mises en situation, jeux de rôle, exercices pratiques…).
  • Les méthodes d’exposition aux situations anxiogènes : le patient relaxé va affronter de façon graduée et prolongée, avec mon aide, les situations anxiogènes selon des taches définies ensemble.
  • L’affirmation de soi afin de permettre au patient de développer des réponses d’affirmation (apprendre à demander, dire non ou négocier, savoir répondre à une critique, gérer les colères, résoudre des conflits,….) mais aussi des compétences dans les relations sociales.
  • La résolution du problème : Le patient va mieux faire face aux difficultés en posant un problème de manière claire afin d’être moins submergé par les émotions.
Les techniques émotionnelles

La modification de vos pensées et comportements va entraîner une modification émotionnelle, étant donné l’interaction entre les composantes cognitives, comportementales et émotionnelles.

Toutefois, des techniques permettent d’agir plus directement sur les émotions. C’est le cas  de :

  •  La relaxation, cela va  permettre d’acquérir une meilleure gestion des émotions en apprenant à diminuer leur intensité
  • La méditation et la pleine conscience, permet le contact avec l’instant présent, en identifiant les émotions, les acceptant et en régulant les débordements.
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La peur de l’échec

La peur de l’échec est la peur d’échouer. Beaucoup d’entre nous ont peur de ne pas y arriver, au moins une partie du temps. Mais la peur de l’échec (aussi appelée atychiphobie), c’est quand nous permettons à cette peur de nous empêcher de faire ce qui pourrait nous faire progresser en vue d’atteindre nos objectifs. Elle se présente souvent dans des situations où l’on doit donner une prestation, notamment :

  • Examens
  • Présentations
  • Tests

La peur de l’échec se manifeste chez 1 élève sur 12 dans l’enseignement primaire.

Les symptômes cognitifs de la peur de l’échec :

  • Image de soi négative
  • Autocritique négative
  • Imputation de l’échec à soi-même
  • Difficulté à accepter un compliment
  • Être trop exigent ou trop accommodant envers soi-même
  • Fuir la situation provoquant l’anxiété

Les symptômes physiques de la peur de l’échec :

  • Rougissement
  • Palpitations
  • Transpiration
  • Douleurs d’estomac
  • Douleurs intestinales
  • Maux de tête
  • Hyperventilation

Les symptômes comportementaux de la peur de l’échec :

  • Comportement de repoussement
  • Perfectionnisme
  • Fuir certaines tâches
  • Rêvasser
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Le trouble de l’anxiété généralisée

Un trouble d’anxiété généralisée, aussi appelé TAG, est un trouble dans lequel vous éprouvez constamment de l’anxiété.

Les troubles anxieux sont fréquents chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte, ils sont l’un des principaux motifs de consultation avant les troubles de l’humeur.

Les personnes atteintes sont continuellement préoccupées et présentent de nombreux maux physiques. Souvent, ces personnes ne comprennent pas qu’il est question d’un TAG et se rendent fréquemment chez le docteur.

Vous vous maintenez dans un état d’anxiété modéré mais chronique, qui se traduit par des somatisations comme:

  • Des maux de tête
  • Des tensions musculaires diffuses
  • Des troubles digestifs, en particulier les colites
  • De l’irritabilité
  • De la fatigue
  • Des difficultés à se concentrer
  • Des crampes musculaires
  • Du mal à dormir, des troubles du sommeil
  • Des palpitations

Si outre l’anxiété, vous éprouvez 3 des symptômes physiques ci-dessus durant plus de 6 mois, on peut parler d’un TAG.

Les personnes atteintes d’un TAG peuvent éprouver d’autres problèmes psychologiques en plus de l’anxiété. Ainsi, la dépression se manifeste souvent dans le cas de cette forme d’anxiété. Une combinaison d’autres sortes de troubles anxieux se manifeste aussi souvent.

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Les phobies

Une phobie est une peur démesurée et irrationnelle d’un objet ou d’une situation précise.

Les phobies les plus courantes sont : La phobie des gros animaux, phobie des petits animaux, la phobie du vide, la phobie du sang et des blessures, les phobies de l’enfermement, la phobie de l’obscurité, la phobie de l’eau profonde, la phobie du tonnerre et des orages, la phobie sociale…

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Le traitement de ces phobies est bien codifié en thérapie comportementale et cognitive où l’on expose progressivement (en imagination, en image ou in vivo) l’enfant à l’objet de sa phobie afin de la réduire petit à petit.

 

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contre indication des TCC

Les TCC ciblent un trouble précis (comme par exemple une phobie, un trouble obsessionnel, des troubles du comportement, des troubles alimentaires, des troubles du sommeil, de l’anxiété, un manque de confiance en soi, une addiction, des difficultés d’organisation…), elles ne conviennent pas à un mal-être indéfini, qui demande un travail de structuration de l’identité ou un besoin de parler et d’être écouté.

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TCC

La TCC s’adresse principalement aux personnes sujettes aux troubles anxieux. Elle peut aussi aider les personnes souffrant de troubles obsessionnels, de troubles compulsifs,de phobie sociale, de phobie scolaire, d’agoraphobie. Elle peut être également efficace dans les cas de manque de confiance en soi, de dépression, de difficultés à prendre des décisions et de problèmes comme les troubles du sommeil, les états de dépendance (addictions) ou encore les troubles alimentaires.

Elles permettent d’aider à :

  • s’affirmer,
  • travailler à la restauration revalorisante de sa propre image, en reconsidérant ses réelles qualités et potentialités,
  • lutter contre  les croyances anxiogènes (sources d’anxiété),
  • prendre des décisions
Livres recommandés :

 

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sources : http://www.passeportsante.net/
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Les TCC et l’enfant

Les pathologies chez l’enfant ne sont pas fixées irrémédiablement, leur évolution est incertaine et le diagnostic s’avère souvent délicat. Il faut avancer avec prudence.

Cependant lorsque le trouble devient invalidant pour l’enfant et  l’entourage, les TCC peuvent aider à en réduire les symptômes.

Le caractère pragmatique, ludique et interactif des thérapies cognitives et comportementales les rend particulièrement adaptées à l’enfant et à l’adolescent.

Elles offrent des outils concrets dans le traitement de l’anxiété, des difficultés de séparation, de l’hyperactivité, de la propreté (énurésie), du sommeil , du manque de confiance en soi, des peurs, phobies, phobie sociale, phobie scolaire, TOC et des troubles du comportement alimentaire.

Elles permettent aussi d’améliorer l’adaptation sociale et d’aider à l’affirmation de soi.